02.18.2020

L'histoire de Zarina Kassir

Issue d'une famille libanaise de Brooklyn, Zarina lutta avec deux identités culturelles uniques. Elle avait le sentiment que cette différence culturelle lui avait collé une cible dans le dos. Pour éviter le ridicule et les harceleurs, elle observa ce qu'aimaient les enfants populaires et apprit à projeter l'image qu'ils préféraient. À l'école, elle prenait le nom de « Karina », se décolorait les cheveux, et jetait ses plats étrangers.

Chez elle, la chaîne des informations était toujours allumée. Les reportages sur les injustices passionnaient Zarina, la poussant à créer ses propres histoires. Adolescente, elle adopta son vrai nom et ses racines, empruntant la caméra numérique de son père pour interviewer les membres de sa communauté de Bay Ridge. En publiant ses créations en ligne, elle se créa peu à peu de nombreux fans fidèles. Chaque semaine, elle choisissait un nouveau problème et invitait les gens à partager leur opinion face à la caméra. 

Quand elle eut vent d'une rumeur sur le propriétaire d'un fast-food exploitant ses travailleurs, elle décida de s'infiltrer et de produire un film percutant. Elle modifia son apparence, simula un accent, et obtint un poste de serveuse dans le restaurant. Après trois semaines de travail non rémunéré, elle fut renvoyée pour avoir exigé son salaire. Pour se venger, elle publia des extraits du comportement abusif du propriétaire du restaurant et au bout de quelques heures, les journaux s'étaient saisis de son histoire, inversant la situation et générant de la pitié pour le propriétaire du restaurant. 

Aigrie par cette expérience, Zarina s'engagea à devenir une cinéaste et productrice indépendante. Elle réalisa son premier long métrage pour un concours de son école, s'inspirant d'un poème de cours d'anglais sur Sacco et Vanzetti, deux migrants italiens exécutés de façon controversée pour meurtre. Son film décrocha le premier prix, lançant sa carrière de cinéaste de documentaires intransigeante. 

Plusieurs mois plus tard, son monde fut complètement chamboulé. Une caméra de surveillance publique filma son père tenant deux cafés à un carrefour non loin de chez lui. Un homme de grande taille portant une capuche se tenait derrière lui. L'homme cria quelque chose à son père qui recula, surpris. Soudain, et contre toute attente, l'homme le poussa sur la chaussée alors qu'une voiture passait. 

Sa mort détruisit Zarina, submergée par une vague de colère et de douleur. 

L'auteur du crime, Clark Stevenson, fut rapidement arrêté et incarcéré pour homicide involontaire. 

Zarina devint obsédée par Clark, sa bande « IR-28 », sa peine de prison réduite, son absence de remords apparente. Au bout d'un an, elle avait découvert assez d'éléments sur Clark pour éclaircir davantage son crime. Avec ce qu'il lui restait de son héritage, elle acheta une nouvelle caméra et un billet d'avion pour le Nebraska où elle soudoya le directeur de la prison de Hellshire afin de pouvoir interviewer Clark. 

Elle filma leur première rencontre et l'interrogea sur son père, sa bande, et ses tendances violentes. Clark refusa de parler, mais au bout de quelques semaines, elle utilisa ses recherches pour parvenir à lui tirer la confession d'un crime prémédité. 

Le film de Zarina devint un hommage à son père et illustra le bain de sang provoqué par la violence des gangs. Lorsque les chaînes d'informations s'intéressèrent enfin à son histoire, c'était uniquement parce que le film avait obtenu une certaine reconnaissance internationale. 

Certains prisonniers la contactèrent lorsqu'ils eurent vent de son documentaire. La plupart lui fournissaient des anecdotes excentriques dans l'espoir d'être filmés, mais une histoire se démarqua des autres : toute une aile de la prison de Hellshire était bouclée en raison du « Massacre de Mick le maniaque ». L'histoire officielle mentionnait un hors-la-loi irlandais qui avait massacré le directeur et ses gardes sans la moindre pitié. 

Grâce à son film sur Sacco et Vanzetti, Zarina savait bien que l'histoire officielle cachait souvent une autre vérité. Elle étudia les archives de Hellshire et découvrit un prisonnier d'origine irlandaise, condamné à quinze ans de prison pour une agression en 1860. D'après les plans de la prison, l'aile condamnée appartenait à l'infrastructure originale de Hellshire. Si elle arrivait à accéder à la section bouclée, elle pourrait éclaircir l'histoire de Mick le maniaque. Il lui manquait juste un moyen d'accès. 

Le lendemain matin, elle participa à une visite guidée de la prison de Hellshire. Elle se mêla à la foule de touristes encore sous le coup du décalage horaire et s'en sépara lorsqu'ils se dirigèrent vers les cuisines. Elle avait mémorisé les plans et savait exactement où aller et comment éviter les caméras de surveillance. Un détail de sécurité inattendu manqua de peu de mettre un terme à son enquête, mais elle parvint à se cacher sous un vieux lit poussiéreux de la prison. Lorsque les gardes disparurent, elle poursuivit ses recherches et finit par tomber sur la cellule de Mick. 

Zarina entra dans la cellule sombre et délabrée, passant la main sur le vieux mur de briques. Ses doigts sentirent une marque et dessinèrent des lettres : MORT À BAYSHORE. Une brique mal fixée tomba, dévoilant un espace. 

Elle y glissa la main et toucha un objet en métal, froid et craquelé. Elle le récupéra… c'était une vielle clé à molette rouillée. Prise de sueurs froides, elle baissa les yeux ; un homme gisait à terre, en sang, les membres tordus et les yeux, sombres et terrifiés, les yeux de son père. Une flaque de sang cramoisie sur le sombre trottoir. Paralysée, un brouillard noir remplit la pièce et elle ferma les yeux pour chasser ces visions cauchemardesques.

À bientôt dans la brume.

L’équipe de développement de Dead by Daylight

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